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日志


9月10日

Nine Inch Nails - In This Twilight

 

 
 
 
IN THIS TWILIGHT
 
(Year Zero)
 
 
 
watch the sun,
as it crawls across a final time
and it feels like,
like it was a friend.
it is watching us,
and the world we set on fire
do you wonder,
if it feels the same?

and the sky is filled with light
can you see it?
all the black is really white
if you believe it
as your time is running out
let me take away your doubt
you can find a better a place
in this twilight

from dust to dust,
ashes in your hair remind me
what it feels like
and I won't feel again
night descends
could I have been a better person
if I could only do it all again

and the sky is filled with light
can you see it?
all the black is really white
if you believe it
and the longing that you feel
you know none of this is real
you will find a better place
in this twilight
 
 
...
 
May God have mercy on us
 
 
9月7日

Soirée Cyclic Law : ma chronique

 

 

Vendredi soir, 18h30. Sandwiches en main ma miss et moi-même arrivons devant une petite porte noire surmontée d’une tête de mort : Le Klub. Deux mecs en tenue militaire se tiennent devant la porte. Nous arrivons tôt pour être sûr d’avoir nos places vu les nombreuses réservations mais il n’y a encore personne.

Un p’tit tour dans le quartier pour patienter et nous revenons nous poster à proximité de la porte.
Là une faune assez particulière commence à arriver de toute part. Un défilé regroupant aussi bien des black-métalleux patibulaires aux cheveux longs (arborant des t-shirts de groupes de NSBM assez explicites sur leur opinions politiques), que des gros bœufs skinheads (avec le jean taille-haute, le débardeur noir rentré dans le futal, la coupe militaire) qui exhibent fièrement leurs nouveaux tatouages sans équivoque ou quelques gogoths un peu plus cools.
Un drôle de public pour une drôle de soirée.

A 19h30 les portes s’ouvrent, comme prévu. Sauf que personne ne peut rentrer.
Après trois quarts d’heure d’attente dans le froid et le vent, on entre enfin dans le Klub. Un grand escalier s’enfonce sous terre. A gauche une vaste cave assez crado (mais rock !) avec bar, où se déroulera le concert. Et à droite un autre escalier descend plus profondément pour déboucher sur un bar/dancefloor où les organisateurs vendent des t-shirts Cyclic Law et des CDs. Voilà pour le cadre.
Je remonte dans la « salle de concert », et nous nous installons sur de confortables banquettes à proximité du bar (graaaave erreur !).

 

 
Après une interminable attente d’une bonne heure environ, nous entrons dans le vif du sujet avec Visions. Le projet ambient de Frédéric Arbour (qui n’est autre que le boss de Cyclic Law).

Des bougies et des projections nazes d’images de l’espace pour seul lightshow, le jeune homme est debout derrière son pc et nous offre un set d’improvisation spacial inventif et créatif. Il utilise divers outils (voix, guitare, gong, clochettes, cloches tubulaires, fourchette…) qu’il bricole, enregistre, étire, filtre et incorpore pour créer de sublimes nappes envoutantes. Le résultat est vraiment excellent. Il nous captive et nous emporte dans sa musique, dans le froid de l’espace. Un set de 40 minutes où je n’ai pas vu le temps passer. Très bon.

Seul bémol : le public. La plupart des personnes présentes sont là pour Karjalan Sissit. Absolument pas réceptifs au dark-ambient, ils vont papotter au bar, boire, gueuler et rigoler pendant les 3 premiers groupes d’ambient. Les vrais amateurs du genre sont debout devant la scène, silencieux.
Impossible également de faire de bonne photos à cause de cette putain d’ampoule de sécurité au dessus de moi qui me bouffe toute la lumière et à cause du trop petit espace qui sépare les têtes du publique du plafond.

 
Après 25 minutes d’installation et divers soucis techniques, le grand norvégien barbu et chevelu de Northaund entre en scène.

Il distille un (trop long) set de dark-ambient glacial, décrivant les paysages neigeux et venteux qui défilent derrière lui. Son style manque cruellement d’originalité et il ne parvient pas à me captiver un seul instant. Je m’ennuie ferme alors je fais comme le reste du public, je discute.


Petit « entracte » technique de 15 minutes et c’est un autre grand norvégien, chauve cette fois-ci, qui prend le relais : Svartsinn.

Je connaissais assez mal ses albums et ne savais donc pas trop à quoi m’attendre. Le monsieur nous sert là un set de pur dark-ambient à la Inade. C’est bon, intéressant mais un peu long. D’autant plus que je commence à guetter ma montre, inquiet, en réalisant que je ne pourrais pas voir tout le concert de Karjalan Sissit si je veux chopper un métro.

 
Malheureusement, les mecs de Karjalan Sissit n’ont pas l’air très pressés de s’installer.
Changement de décors : des machines, un micro, une lumière bleu. Les 3 suédois arrivent enfin, se faufilant devant moi pour accéder à la scène. Le chanteur à l’air bien fait. 3 bouteilles à la main, il est parfumé à la vodka et manque de me tomber dessus.
Ils nous diffusent Volga, le hit 80’s du finlandais Frederik en guise d’intro. C’est drôle, mais je ne peux m’empêcher d’espérer qu’ils se magnent le cul pour jouer.
Le bassiste entre en scène, un masque de cochon sur le visage, ainsi que le « machiniste » avec sa tenue militaire et sa coupe SS. Le début de Taa on katastrofi, Saatana, premier titre du dernier album Tanssit on Loppu Nyt, raisonne. Et là c’est l’explosion ! Une hystérie totale, l’apocalypse. Des percussions martiales ultra-violentes font trembler le sol de la petite cave. Le son est énormissime, ça me souffle littéralement, c’est un véritable mur que je me prends en pleine face. Le chanteur ultra-charismatique entre en titubant sur scène. Casquette vissée sur le crâne, t-shirt Bathory et veste en cuir pourrie sur le dos, il agrippe une bouteille de vodka dans sa main, hurle ses trippes dans son micro et bois une énorme gorgée entre chaque cris (en moins de 5 minutes il aura vidé la moitié de sa vodka). Il a l’air totalement dingue sur scène, totalement déchainé, un regard de fou, carrément hypnotique. Je suis sur le cul.
Ils enchainent avec Tanssit on loppu nyt, également extrait de leur dernier album. Et là c’est le même topo. Un son de folie, une violence inouïe, une nouvelle vague indus martiale déchainée déferle sur le public et nous frappe de plein fouet. Le machiniste est concentré sur ses samples alors que le bassiste se tord sur scène et arrache limite ses cordes en jouant. Et ce chanteur incroyable totalement secoué qui hurle dans son micro.
J’ai un peu du mal à apprécier le spectacle puisque les deux grandes armoires norvégiennes de Svartsinn et Northaund se postent juste devant nous avec leurs bières. Plus loin dans le public, des black-métalleux en panne de neurones se lancent dans une série de saluts nazis.
Les samples néo-classiques de Kuolema tulloo (toujours extrait du dernier opus) retentissent, malheureusement nous devons quitter les lieux en vitesse pour chopper le dernier métro.
Je m’en vais, les oreilles sifflantes, écœuré en imaginant tout ce que je loupe.

 


Une bonne soirée donc, malgré l’ambiance particulière. J’en retiendrais principalement la très bonne performance de Visions et surtout cette claque monumentale que m’a mit Karjalan Sissit. Je n’en reviens toujours pas. Je vais guetter une nouvelle venue de ces suédois, en espérant que ce sera dans un autre cadre et avec un autre public.


 


Une autre chronique de la soirée : michael.brack.free.fr
Et quelques vidéos du set de Karjalan Sissit (avec un son pourri) : vidéos.myspace.com